SONY ZV-E10 16-50

849,00  TTC

Appareil Photo Hybride

 

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L'appareil photo ZV-E10 prend place dans la nouvelle gamme de Sony qui vise un public de vidéastes divers et variés. Ces nouveaux appareils proposent des fonctions pour séduire les créateurs de contenus sur YouTube, TikTok ou encore Instagram, à commencer par les influenceurs, adeptes du streaming ou du vlog. Le ZV-E10 prend la suite du ZV-1 apparu pendant l'été 2020 et pourrait être décrit comme une sorte de petite caméra vidéo très polyvalente.

Une nouvelle gamme pour les créateurs de contenus vidéo

Alors que le ZV-1 est à classer dans la catégorie des appareils photo compacts experts, le ZV-E10 fait bien partie des appareils photo à objectifs interchangeables. Grâce à la monture E, près d'une soixantaine d'objectifs sont compatibles avec lui, dont une vingtaine spécialement prévue pour les capteurs APS-C.

Le ZV-E10 avec sa bonnette fournie. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques

Ceux qui souhaitent une meilleure qualité d'image ou plus d'options créatives se dirigeront donc vers ce nouvel hybride plutôt que vers le ZV-1 qui garde tout de même pour lui la compacité et la facilité d'utilisation. Les plus exigeants ou les plus fortunés s'orienteront vers l'Alpha 7C (A7C) qui chapeaute la gamme avec son capteur 24x36.

4K et fonctions AF, mais pas de stabilisation mécanique

Le ZV-10 est doté d'un capteur non stabilisé de type APS-C de 24,2 mégapixels. L’autofocus est promis comme rapide, autant en photo qu'en vidéo, notamment grâce à la détection des yeux intégrée. Comme le ZV-1 avant lui, le ZV-E10 propose des fonctions de présentation de produits, d'amélioration des visages ou encore de live-streaming. En outre, l'ergonomie est pensée pour faciliter l'accès aux fonctions, avec des raccourcis disposés sur le boîtier et des modes automatiques activés par défaut.

Nous recommandons l'objectif E 10-18mm F4 très grand-angle pour le vlog. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques

Isolé de la gamme Alpha — plus orientée vers la photographie —, le ZV-E10 partage tout de même quelques caractéristiques avec l'Alpha 6100 (A6100), mais aussi avec l'Alpha 6400 (A6400), qui peuvent être envisagés comme alternative si les fonctions vidéo ne sont pas primordiales pour vous. Le Lumix G100 de Panasonic reste un bon choix, même si un recadrage important est à déplorer en vidéo. Chez Canon, on peut aussi citer l’EOS M50 Mark II ou le Z50 chez Nikon.

Un hybride APS-C compact

S'il est possible de faire des rapprochements entre le ZV-E10 et le précédent ZV-1 grâce à la direction commune que prennent les deux appareils, ils sont malgré tout bien différents. Avec un design issu de la gamme APS-C, le ZV-E10 est un boîtier similaire à un Alpha 6100 (A6100), dans les grandes lignes tout du moins

Nous retrouvons une poignée assez marquée et une disposition générale des boutons assez proche. Malgré cette apparente filiation, le ZV-E10 est plus compact et aussi plus léger. Sur la balance, il perd une cinquantaine de grammes par rapport à l'entrée de gamme Alpha et aussi 7 millimètres sur la largeur.

Une ergonomie limitée

Parmi les autres changements, l'appareil perd le viseur électronique, ce qui réduit la polyvalence en photo, mais il gagne l'écran sur rotule qui permet de faciliter la pratique vidéo. Le flash d'appoint est lui aussi supprimé, au profit d'un module d'enregistrement audio plus imposant.

En plus de cela, le barillet de sélection des modes photo disparaît. Il laisse place à un simple bouton qui permet d'accéder aux modes photo, vidéo, et vidéo ralentie/accélérée. Si le gain de place sur le boîtier est bien réel, la navigation est aussi moins pratique ; tout comme les commandes un peu trop petites et surtout trop lisses nuisent à la facilité d'utilisation.

Un mode Auto efficace

Sans doute pour séduire un large public, Sony a ajouté un levier au niveau du bouton de déclenchement pour contrôler le zoom électriquement. La fonction s'avère pratique en vidéo pour zoomer de façon bien contrôlée, mais moins pratique dans une pratique de tous les jours. D’autant que cette commande fait doublon avec celle de l'objectif de kit. Nous aurions préféré une molette de réglage supplémentaire.

Toujours dans un souci de démocratisation, Sony livre le ZV-E10 avec le mode vidéo automatique activé par défaut. Avec une détection de scène assez efficace, le petit hybride analyse le tableau — contre-jour, portrait, macro, etc. — et ajuste les réglages directement. Un petit logo vert est alors visible sur l'écran de l'appareil et permet de confirmer rapidement le bon fonctionnement du ZV-E10.

Un appareil accessible, mais un peu trop simpliste

Cependant, et contrairement à l'Olympus Pen E-P7 que nous venons de tester, le ZV-E10 reste limité, autant sur son ergonomie que par ses fonctions, qu'elles soient avancées ou qu'elles permettent de faciliter la vie d'un utilisateur peu averti. Saluons tout de même la présence d'un mode panorama et du timelapse.

On note surtout une régression par rapport à d'autres appareils Sony. Les nouveaux menus inaugurés sur l'Alpha 7S III (A7S III) et l’Alpha 1 (A1) ne sont pas inclus et certaines options sont trop simplifiées, à l'image de la gestion des collimateurs. Ajoutez à cela l'absence cruelle de stabilisation du capteur, et nous avons par moment la désagréable sensation d'avoir affaire à un appareil bas de gamme.

Une connectique complète

Si l'écran est bien sur rotule, sa définition de 921 600 points s'avère plutôt limitée. La connectique est complète et se compose de prises micro-HDMI, casque et micro et USB-C. Il est possible de recharger l'appareil et aussi de l'alimenter pendant la prise de vue, par exemple à l'aide d'une batterie externe. Côté sans-fil, on peut compter sur le wifi et le Bluetooth 4.1

La trappe d'accès à la carte mémoire et à la batterie. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques

 

Il est d'ailleurs possible de transférer des images sur son smartphone pendant que le boîtier est éteint. L'emplacement pour carte mémoire est limité au bus moins rapide UHS-I et il est placé sur le dessous du ZV-E10, ce qui rend l'accès compliqué avec un trépied ou une poignée.

Réactivité

Une prestation en demi-teinte

Le démarrage est particulièrement long puisqu'il dépasse les deux secondes. La marque n'est pas championne sur ce point, mais la prestation est ici particulièrement mauvaise. Autre aspect négatif, l'inconsistance de l'autofocus en basse lumière. Ici aussi, la performance n'est jamais bonne, et s'aggrave même parfois sans que l'on sache trop pourquoi

Le démarrage est vraiment long.

 

L'enchaînement des images ne brille pas particulièrement non plus. Dans des conditions lumineuses plus favorables, nous retrouvons un fonctionnement bien meilleur, à la hauteur de ce qu'on est en droit d'attendre de la part de Sony. Cette disparité se retrouve généralement sur l'entrée de gamme du constructeur et tend à disparaître sur les modèles plus onéreux. C'est un peu dommage...

Une rafale satisfaisante

La rafale très rapide ne peut être obtenue qu'avec l'obturateur électronique. Dans tous les cas, la vitesse maximale d'obturation est limitée à 1/4000 s, ce qui est un peu long, surtout en plein soleil avec une optique lumineuse. Pour le reste, la vitesse mesurée est à peu de choses près dans les clous de ce qu'annonce Sony, à l'exception de la valeur la plus rapide, un peu en retrait en pratique.

La rafale la plus rapide utilise l'obturateur électronique.

 

La reconnaissance et le suivi des yeux humains fonctionnent relativement bien, tandis que les animaux sont aussi pris en charge sur la partie photo. Pour notre plus grand plaisir, l'autofocus continu est utilisable sur les vitesses de rafales élevées.

Qualité des images

Sony est un des spécialistes de la production de capteurs photographiques. Il ne se prive pas d'utiliser son savoir-faire pour ses propres appareils. Les boîtiers de la marque sont régulièrement de bons élèves sur ce point technique précis. Cet aspect est d'autant plus visible sur la dynamique du capteur, souvent très bonne chez Sony ; même si d'autres appareils ne sont pas en reste, à l'image d'un Nikon Z50.

Canon EOS M50 Mark II
Sony ZV-E10

Montée en sensibilité

La plage de la sensibilité s'étend de 100 à 25 600 ISO et peut être élargie d’1 IL sur les basses ou les hautes valeurs. La montée en sensibilité est très propre jusqu'à 1600 ISO, voire jusqu'à 3200 ISO, qui constitue le premier gros palier abîmant l'image. Les valeurs supérieures continuent de détériorer l'image et nous ne saurions trop vous recommander d'utiliser les fichiers raw pour une meilleure post-production.

En face d'un EOS M50 Mark II, le ZV-E10 voit la comparaison basculer à son avantage sans trop de difficultés en raison de détails moins marqués et d'un lissage beaucoup trop agressif chez Canon.

 

Vidéo

Des options intéressantes

Évidemment, une partie vidéo atrophiée ne pourrait convenir à un public vidéaste. Le ZV-E10 ne vise pas le monde des grosses productions et propose un mode automatique exploitable en l'état. Mais l’appareil aligne tout de même quelques sérieux arguments en sa faveur.

Sur la face avant, on trouve un voyant rouge témoin pour bien indiquer qu'un enregistrement est en cours. Sur l'écran, un cadre rouge est aussi visible à ce moment. Outre les améliorations du visage pour réduire les défauts ou gérer son exposition en priorité, l’option pour générer ou atténuer le flou d'arrière-plan en ajustant automatiquement l'ouverture du diaphragme est facilement accessible avec un raccourci dédié.

Le ZV-E10 monté sur le stabilisateur Zhiyun Crane M2. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques

 

Une bonne qualité d'image

La transition est fluide et meilleure que celle du ZV-1. La fonction de modification du bokeh se révèle très pratique pour les vlogueurs qui peuvent choisir à la volée de s'isoler ou de s'immerger dans leur environnement. Pour les plus experts, il est possible de filmer en HDR avec le profil HLG dédié ou d'utiliser un des profils S-Log adaptés à la postproduction.

La 4K 30p à 100 Mb/s propose une bonne qualité d'image. Sony fait une nouvelle fois l'impasse sur un mode à 60 i/s, bien utile lorsque l'on souhaite filmer un peu d'action. Pour bénéficier des vitesses élevées à 120 i/s, il faut se contenter de la définition inférieure (FHD).

Stabilisation numérique et recadrage

Comme nous l'évoquions, le ZV-E10 n'intègre pas de stabilisation du capteur, pourtant très utile en vidéo. La stabilisation numérique est efficace, mais nécessite un recadrage de l'image d'environ 1,44x pour fonctionner. Un point à prendre en compte dans le choix de son optique, puisque même si cette dernière est stabilisée, l'utilisation de la stabilisation numérique est recommandée pour un meilleur rendu et vient ainsi réduire l'angle de champ disponible

En parlant de recadrage, il faut noter une bizarrerie propre à Sony : la cadence 4K à 30 i/s souffre aussi d'un léger recadrage. Pour pouvoir bénéficier de la 4K sans recadrage, il faut utiliser le réglage 24 i/s un peu moins bon.

L'autofocus du ZV-E10 se révèle en vidéo

Si l’autofocus en photographie est plutôt déceptif, le ZV-E10 est un tout autre appareil une fois le mode vidéo activé. La réactivité de l'autofocus continu est excellente, alors que la détection et le suivi des yeux remplissent leur office sans faillir. Pour ceux qui souhaitent des transitions plus douces, il est possible d'ajuster le comportement de l'autofocus.

Bien sûr, la prestation générale n'est pas aussi bonne que celle d'un Alpha 1 (A1), pour ne citer qu'un exemple extrême, mais nous retrouvons le Sony que nous attendions. On notera quelques effets de pompage, notamment lorsque le sujet à détecter est sur l'extrême bord de l'image, mais le ZV-E10 ne joue pas dans la même cour que la concurrence directe sur ce point et délivre de très bons résultats.

Prise de son et rolling shutter

Du côté de l'enregistrement audio, le ZV-E10 se montre intéressant, avec une bonne captation. Assez précis, les micros saisissent sans difficulté l'ambiance générale. Sony met en avant une réduction des bruits ambiants au profit de la voix lors de sessions vlog ; dans la pratique cela ne fonctionne pas aussi bien que cela et nécessitera sûrement un micro séparé. Dans la même veine, la bonnette incluse se montre utile, mais ne fera pas de miracle en cas de fort vent.

Enfin, évoquons le rolling shutter, particulièrement mauvais dans le mode 4K du ZV-E10. Ces déformations qui apparaissent lors de mouvements de la caméra ou du sujet sont bien trop visibles, même lors de déplacements souples. Dans ce cas, l'effet indésirable ne sera peut-être pas toujours remarqué par un spectateur qui n’y prête pas attention, mais il reste malgré tout présent. Utiliser la définition FHD réduit le problème sans le faire disparaître.

Montage de rushs

Le mode présentation produit est très efficace et détecte les objets facilement. Attention à ne pas trop les approcher de l'objectif.

Informations complémentaires

Poids 1 kg
Dimensions 30 × 20 × 15 cm

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